



Comme d’habitude, ce numéro des Cahiers du Haut Vidourle recouvre une large période. Depuis la fin du Moyen âge jusqu’au tristement célèbre mois d’août 1914, notre petite région présente ses hommes et ses monuments, ses activités et ses rêves.
Nous avons été particulièrement attentifs à présenter des documents, archives officielles ou papiers privés, vestiges oubliés ou bâtiments maintes fois réutilisés. C’est tout l’intérêt d’une modeste revue d’histoire locale de rester au niveau du regard du passant et de l’habitant, se promenant le nez en l’air pour découvrir l’épaisseur des siècles, le mouvement des sociétés… et la récurrence des problèmes.
L’eau, toujours l’eau, qui est une préoccupation majeure sous notre climat et qui, hélas, reste au premier plan des préoccupations de chacun, depuis l’usager lambda jusqu’aux instances européennes et mondiales, en ces temps de mutation climatique.
Amener l’eau jusqu’aux champs et aux jardins, voilà qui justifiait la multiplication des norias, les pousarenques ou puits à roue que Régis Thivet a patiemment inventorié sur la commune de Saint-Hippolyte. À Sauve déjà, l’association Sauve est là avait fait le même inventaire à la suite de son historien Pierre Albert Clément et dans toute la région, avec les spectaculaires meuses de Ganges sur l’Hérault, les agriculteurs ont rivalisé d’invention pour assurer le pain quotidien.
Du pain à la farine, l’attention se porte sur les mou lins, machines simples également nécessaires au jour le jour, comme le montre un procès du XVIIIe siècle qui permet à Roland Castanet d’approcher la vie quotidienne à Saint Hippolyte, qui révèle une société très policée.
Dans une IIIe République naissante, Raymond Huard, universitaire spécialiste de cette période, décrit l’ascension du Cigalois Marcellin Pellet, républicain de toujours et député du Gard, aujourd’hui bien oublié malgré son œuvre d’historien. Peut-être l’actuel député Alexandre Allegret-Pilot laissera t-il un souvenir beaucoup moins flatteur.
Mais il y a aussi des événements extraordinaires, la découverte d’un trésor ! Guillaume Gras part sur les traces de ce berger trop bavard qui perdit et retrouva les écus providentiels.
Odon Abbal revient sur ce carnage du XXe siècle que fut la Grande guerre. S’engager, est-ce vraiment une option pour ces jeunes de 1914, de surcroit élèves d’une école militaire ? La pression sociale comme familiale pèse fort sur ces Cigalois d’adoption.
Qu’elles relatent des faits banals ou exceptionnels, puissent ces pages des Cahiers ouvrir aux lecteurs une fenêtre sur ces hommes et ces femmes si proches de nous que l’on pourrait prendre cette fenêtre pour un miroir
Le numéro 41 est en vente à la librairie "La Cigale à lunettes" à Saint-Hippolyte-du-Fort.
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